La lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles a connu un nouvel élan au Cameroun, à la faveur d’une rencontre entre la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, et l’Association Camerounaise des Femmes Juristes (ACAFEJ), dirigée par sa présidente Léopoldine Yvonne Akoa.
Au cours des échanges, le nouveau bureau de l’ACAFEJ, élu en avril 2025, a présenté son plan d’action, qui prévoit notamment l’adoption d’un Code des personnes et de la famille, la mise en place d’une loi spécifique contre les violences basées sur le genre, ainsi que la ratification par le Cameroun de la convention de l’Union africaine sur l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, adoptée en février 2025.
Un point a particulièrement retenu l’attention : la prolifération des sites de prostitution et contenus pornographiques en ligne, impliquant parfois des mineurs. L’ACAFEJ a confirmé avoir déposé plainte aux côtés du MINPROFF et avoir tenu une séance de travail avec le procureur de la République du Centre administratif. Selon la présidente de l’association, les enquêtes sont actuellement menées par la gendarmerie nationale, portant sur « les auteurs des contenus, les fournisseurs d’accès et l’ensemble de la chaîne de responsabilité ».
Les femmes juristes ont rappelé que le cadre légal camerounais sanctionne la pornographie en ligne, la traite et le racolage virtuel, afin d’éviter une impunité qui favorise la montée des violences contre les femmes et les jeunes filles.
De son côté, la Ministre Marie Thérèse Abena Ondoa a salué les actions de plaidoyer de l’association et réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir les procédures judiciaires en cours, dans le but de créer des précédents judiciaires forts et dissuasifs contre les réseaux exploitant la vulnérabilité des femmes et des mineurs sur Internet.

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