Dimako, 28 novembre 2025 — Le Cameroun renforce sa stratégie de transformation locale du cacao avec l’inauguration, ce 28 novembre, d’une seconde usine de broyage et de transformation implantée à Dimako par Africa Processing Company SA. La cérémonie, rehaussée par la présence du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, marque une étape importante pour la filière et pour l’économie de la région.
D’une capacité annoncée de 9 000 tonnes de fèves broyées par an, l’unité vise à produire environ 6 000 tonnes de dérivés (pâte, beurre, tourteaux, etc.). Par conséquent, elle se présente comme un instrument de captation de valeur ajoutée sur le territoire national, en limitant l’exportation de fèves brutes et en favorisant la transformation locale.
Conjuguant ambition industrielle et retombées sociales, le projet devrait générer plusieurs centaines d’emplois directs et indirects et stabiliser un débouché local pour les producteurs de la zone. En outre, la présence d’une unité de transformation de cette envergure est susceptible d’entraîner des effets d’entraînement positifs pour les secteurs du transport, de la logistique et des services.
L’initiative s’inscrit dans la continuité des politiques publiques visant à promouvoir l’industrialisation agroalimentaire et à valoriser les ressources primaires du pays. Après la première unité de l’opérateur à Mbankomo, investie quelques années plus tôt, Dimako renforce ainsi la capacité nationale de transformation et illustre la volonté des acteurs privés d’accompagner la montée en gamme de la filière cacao.
En outre, cette implantation présente un enjeu stratégique : elle permet de rapprocher la transformation des zones de production, de réduire les coûts logistiques et d’améliorer la traçabilité et la qualité des produits finis — des leviers essentiels pour conquérir des marchés régionaux et internationaux.
Pour les acteurs locaux et les autorités, la mise en service de l’usine est perçue comme un signal fort en faveur d’un modèle économique davantage intégré et créateur d’emplois. Reste désormais à assurer une coordination efficace entre producteurs, transformateurs et pouvoirs publics pour pérenniser l’approvisionnement en matières premières et maximiser les retombées économiques pour les communautés.
M. T

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