Le procès très médiatisé de l’affaire dite « bébé Mathis » a franchi ce mercredi un tournant déterminant, avec le réquisitoire du ministère public appelant à la peine de mort à l’encontre du principal accusé, Dagobert Nwafo.
Une audience particulièrement suivie, marquée par une forte charge émotionnelle.
Un réquisitoire fondé sur l’article 374 du Code pénal
Au terme d’une présentation minutieuse des faits, le ministère public a estimé que les éléments du dossier relèvent d’un homicide avec préméditation, conformément à l’article 374 du Code pénal.
L’Accusation a souligné que l’acte commis traduirait une volonté délibérée, excluant toute possibilité de circonstances atténuantes.
Une douleur familiale encore vive
Les représentants légaux de la famille de la jeune victime ont réaffirmé leur position, qualifiant les actes reprochés d’« insoutenables » et plaidant pour une sanction exemplaire.
Selon eux, seule la peine maximale pourrait constituer une réponse judiciaire proportionnée au drame vécu.
La défense déboutée sur la thèse de la provocation
L’équipe de défense, qui tentait de faire reconnaître une hypothèse de provocation, n’a pas convaincu la cour.
Les magistrats ont jugé cet argument irrecevable, estimant qu’il ne peut atténuer la gravité des faits reprochés.
Audience renvoyée au 14 janvier 2026
La suite du procès est renvoyée au 14 janvier 2026, dans le cadre de la poursuite de la procédure de plaidoyer de non-culpabilité.
Le pays reste suspendu au verdict à venir dans cette affaire qui continue de susciter une profonde émotion.
M. N

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