Malabo / Djibloho — La Guinée équatoriale a officiellement changé de capitale. Par décret présidentiel, les autorités ont acté le transfert du siège politique et administratif de l’État de Malabo, située sur l’île de Bioko, vers Ciudad de la Paz (Ville de la Paix), dans la province continentale de Djibloho.
Ce basculement marque l’aboutissement d’un projet stratégique lancé en 2008, à l’époque sous l’appellation Oyala, avant que la ville ne soit rebaptisée Ciudad de la Paz. Il s’agit de l’un des chantiers structurants majeurs de la Guinée équatoriale au cours des deux dernières décennies.
Selon les autorités, ce transfert répond à des impératifs géopolitiques et sécuritaires, notamment la volonté de déplacer la capitale de l’île de Bioko vers la terre ferme, afin de renforcer la cohésion territoriale, la sécurité institutionnelle et la planification à long terme de l’État.
Une capitale pensée pour le futur
Ciudad de la Paz dispose déjà de plusieurs infrastructures modernes, parmi lesquelles le Grand Hotel Djibloho, présenté comme l’un des plus grands complexes hôteliers d’Afrique. La ville doit également accueillir la future Université d’Oyala, appelée à devenir la plus grande université d’Afrique centrale, actuellement en cours de construction.
Les bâtiments officiels destinés à la Présidence de la République, au gouvernement et à l’administration publique sont également prêts ou en phase d’achèvement.
Un an pour le transfert institutionnel
Conformément au décret présidentiel, les institutions de l’État disposent d’un délai d’un an pour procéder au transfert progressif de leurs services vers la nouvelle capitale.
Images rares
Longtemps restreinte au public, la ville de Ciudad de la Paz était difficilement accessible et peu documentée visuellement. Les images disponibles à ce jour ne sont donc pas récentes. Toutefois, l’officialisation du statut de capitale devrait désormais permettre une meilleure visibilité médiatique du site.
Avec ce changement historique, la Guinée équatoriale ouvre une nouvelle page de son organisation territoriale et institutionnelle, affirmant sa volonté de se projeter dans une ère de modernité et de rééquilibrage géographique du pouvoir.
M. M





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