La Confédération africaine de football (CAF) a infligé une suspension de quatre matchs assortie d’une amende de 20 000 dollars américains au président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Éto’o Fils. Une décision que l’instance camerounaise juge insuffisamment motivée et contraire aux principes d’un procès équitable.
Dans un communiqué officiel n°003/26/FECAFOOT/PDT/SG, publié le 14 janvier 2026, la Fédération camerounaise de football indique avoir pris connaissance de la décision n°DC23312 rendue par le Jury disciplinaire de la CAF. Cette sanction intervient dans le cadre d’une procédure disciplinaire engagée à l’encontre de Samuel Éto’o, en lien avec de supposés manquements survenus lors du match Maroc – Cameroun.
Selon la FECAFOOT, la décision ayant conduit à la suspension de son président pour quatre rencontres et à une amende de 20 000 dollars américains ne comporte aucune motivation explicite, un manquement qu’elle considère contraire aux exigences de transparence et de bonne administration de la justice sportive.
L’instance fédérale relève par ailleurs que la procédure expresse ayant abouti à cette sanction soulève de sérieuses réserves quant au respect des principes fondamentaux du procès équitable, tels que garantis par les textes régissant les juridictions disciplinaires sportives.
Face à cette situation, la FECAFOOT affirme avoir pris acte de la décision de son président d’user, dans les délais et formes prescrits, des voies de recours prévues par les règlements en vigueur. Elle réaffirme en outre son soutien constant à Samuel Éto’o Fils et son attachement à une justice disciplinaire crédible, impartiale et respectueuse des droits de la défense.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà sensible pour le football camerounais, où les relations avec les instances continentales restent scrutées de près, tant par les acteurs sportifs que par l’opinion publique nationale et africaine.
M. M


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