Point de vue | Sanction de Samuel Eto’o par la CAF : la réaction sans détour de Boney Philippe

La sanction infligée à Samuel Eto’o par la Confédération africaine de football (CAF) continue de susciter de vives réactions. Parmi les voix qui s’élèvent, celle du journaliste Boney Philippe se distingue par un ton ferme et assumé, dénonçant ce qu’il considère comme une injustice manifeste et un dangereux message adressé aux acteurs du football africain.

Pour Boney Philippe, la portée de cette sanction va bien au-delà de la personne de Samuel Eto’o. Elle envoie, selon lui, un signal « clair et profondément choquant » : celui de la soumission face à l’injustice. « Se taire, accepter et laisser faire », résume-t-il, estimant qu’aucune retenue émotionnelle ne peut être exigée lorsqu’il s’agit d’un « braquage » sportif, en référence aux événements controversés ayant entouré la rencontre Maroc – Cameroun.

Le journaliste rappelle que, dans de telles circonstances, la tribune devient parfois le seul espace d’expression possible pour dénoncer ce qui est perçu comme une dérive arbitrale grave. Se réfugier derrière une diplomatie de façade, explique-t-il, revient à cautionner l’inacceptable.

S’exprimant en connaissance de cause, Boney Philippe évoque sa propre expérience professionnelle. Il affirme avoir déjà payé le prix fort pour avoir dénoncé des injustices infligées aux équipes nationales camerounaises, allant jusqu’au retrait d’une accréditation. Il se souvient toutefois du soutien reçu en 2003 à Brazzaville de la part du ministre des Sports de l’époque, Pierre Bidoung Mkpatt, preuve, selon lui, que la dénonciation de l’arbitraire peut et doit être assumée.

Pour le journaliste, le football africain ne peut se construire « dans la peur et l’injustice ». Il s’interroge sur la logique qui consiste à sanctionner ceux qui dénoncent sans jamais traiter le fond du problème : les erreurs arbitrales. « Que fait-on des faits qui ont conduit à tout cela ? », questionne-t-il, refusant que ces dérives soient simplement reléguées à des pertes et profits.

En conclusion, Boney Philippe estime que dire non devient parfois un devoir, et non une faute. À ses yeux, aucune sanction ne pourra faire taire la vérité, ni empêcher la quête d’équité dans le football africain.

T. M

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