À l’aube de la 41e édition de la Journée Internationale de la Femme (JIF), le Cameroun affine sa stratégie pour faire de ce rendez-vous bien plus qu’une simple commémoration calendaire. Ce mercredi 4 février 2026, sous les ors de Yaoundé, Madame la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, a présidé la première réunion élargie de concertation, marquant le lancement officiel des activités préparatoires.
Ce conclave stratégique, qui a réuni les cadres du ministère, les partenaires au développement et les organisations de la société civile, a permis de poser les jalons d’une mobilisation d’envergure nationale.

L’un des moments forts de cette rencontre fut sans conteste la présentation solennelle du pagne officiel par Madame Nathalie Célestine Mbida, épouse Nguemba, Inspecteur général au MINPROFF et présidente du Comité d’organisation. Ce tissu, véritable vecteur d’identité et de ralliement, porte cette année les aspirations d’une nation tout entière, résumées dans un triptyque programmatique : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ».

Ce thème, loin d’être une simple incantation, se veut le socle d’un changement de paradigme. Il s’agit de garantir un accès équitable aux leviers de l’éducation, de la santé et de l’emploi, tout en consolidant les remparts juridiques contre les violences et les discriminations qui entravent encore l’épanouissement de la gent féminine.
Les différentes commissions techniques, sous la houlette de personnalités telles que M. Benjamin Yene pour le volet scientifique, Mme Sidonie Wanko pour le secrétariat, ou encore M. Pancrace Ngong Ntsama pour la commission célébration, ont exposé des feuilles de route rigoureuses. L’accent a été mis sur la discipline et la solennité qui doivent entourer le défilé du 8 mars : les inscriptions, ouvertes jusqu’au 27 février, sont soumises à des règles strictes, proscrivant toute dérive publicitaire au profit d’une mise en avant exclusive des messages de plaidoyer portés par le pagne officiel.

Cette volonté de transformation sociale trouve un écho favorable auprès de la société civile, à l’instar de l’organisation WAA Cameroon, dont la présence active lors de ces assises témoigne de la vitalité de la synergie public-privé. En alignant leurs interventions sur les axes prioritaires définis par le gouvernement — à savoir les droits, la justice, l’action et l’inclusion — ces acteurs de terrain s’engagent à traduire les orientations ministérielles en impacts mesurables pour les populations.

L’enjeu de cette édition 2026 réside précisément dans cette capacité collective à transcender les discours pour instaurer des politiques publiques concrètes. Alors que les préparatifs s’intensifient, le message du MINPROFF est clair : la JIF 2026 doit être le catalyseur d’une justice sociale durable, où chaque femme et chaque fille camerounaise pourra enfin jouir de la plénitude de ses droits dans une société résolument inclusive.
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