
Une affaire inhabituelle, aux implications sanitaires et sociales majeures, suscite de vives réactions au Gabon. Une femme, propriétaire d’un restaurant populaire, a été interpellée ce matin par les autorités pour avoir utilisé de la viande de chauve-souris dans la préparation des repas servis à sa clientèle.Selon les premiers éléments rapportés, la restauratrice aurait reconnu les faits lors de son audition. Elle a justifié son acte par des difficultés financières, affirmant ne pas disposer des moyens nécessaires pour s’approvisionner en viande conventionnelle. « Je n’avais pas d’argent pour acheter de la viande », aurait-elle déclaré, évoquant une situation de précarité économique persistante.
Cette révélation a immédiatement suscité une forte inquiétude au sein de l’opinion publique, notamment en raison des risques sanitaires associés à la consommation de viande de chauve-souris. Les autorités sanitaires rappellent que certaines espèces de faune sauvage peuvent être porteuses de maladies transmissibles à l’homme, ce qui justifie l’encadrement strict, voire l’interdiction, de leur consommation dans plusieurs pays.
Les services compétents ont indiqué qu’une enquête est en cours afin de déterminer les responsabilités exactes, d’évaluer les risques encourus par les clients du restaurant et de vérifier le respect des normes d’hygiène et de sécurité alimentaire. Des mesures de suivi sanitaire pourraient être envisagées pour les personnes ayant consommé les plats incriminés.
Au-delà de l’aspect judiciaire, cette affaire relance le débat sur la précarité économique, la sécurité alimentaire et les mécanismes d’accompagnement des petits restaurateurs confrontés à la hausse du coût de la vie. Elle soulève également la nécessité de renforcer la sensibilisation aux normes sanitaires afin de prévenir tout risque pour la santé publique.
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