ONU : António Guterres juge « inadmissible » l’absence de l’Afrique au Conseil de sécurité

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Guterres, a vivement dénoncé l’absence de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité, qualifiant cette situation d’« inadmissible » à l’ère actuelle.

Une critique forte au sommet de l’Union africaine

Cette déclaration a été faite lors du 39ᵉ sommet de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba. Devant les chefs d’État et de gouvernement africains, António Guterres a rappelé l’urgence de réformer la gouvernance mondiale.

« Nous sommes en 2026, pas en 1946 », a-t-il déclaré, soulignant le décalage entre les réalités géopolitiques actuelles et une architecture internationale héritée de l’après-Seconde Guerre mondiale.

Une exclusion historique toujours dénoncée

Créé en 1945, le Conseil de sécurité de l’ONU ne compte toujours aucun membre permanent africain, alors que le continent regroupe plus de 1,4 milliard d’habitants et constitue une zone centrale de nombreuses opérations de paix des Nations unies.

Pour António Guterres, cette exclusion affaiblit la légitimité des décisions prises sur des questions touchant directement l’Afrique, notamment en matière de : • sécurité internationale • prévention et résolution des conflits • maintien de la paix • développement et stabilité régionale

L’Afrique doit participer aux décisions qui la concernent

Le Secrétaire général estime que l’Afrique doit être pleinement associée aux choix stratégiques mondiaux, en particulier lorsqu’ils concernent son avenir politique, économique et sécuritaire. Cette prise de position relance une fois de plus le débat sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, un dossier bloqué depuis plusieurs décennies.

Une réforme toujours attendueMalgré de nombreuses résolutions, déclarations et appels, la réforme du Conseil de sécurité reste confrontée à des résistances diplomatiques, notamment de la part des membres permanents disposant du droit de veto.

La sortie de António Guterres vient renforcer les revendications africaines pour : • un ou plusieurs sièges permanents africains • une meilleure représentativité du Sud global • une gouvernance internationale plus équitable

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