Une vive controverse secoue le COMICA. La Miss Cameroun actuellement en fonction est sommée de se présenter sous cinq jours pour répondre à plusieurs griefs, sous peine de destitution et de remboursement des investissements engagés par le comité.

La tension est montée d’un cran autour de la Miss Cameroun régnante, Josiane, dont le mandat pourrait s’interrompre prématurément. Dans un contexte de forte pression médiatique et communautaire, le COMICA a rendu publique sa version des faits, alors que la communauté Massa réclame des éclaircissements sur la situation de leur fille, estimant qu’elle ferait l’objet d’un harcèlement.
Selon le comité d’organisation de Miss Cameroun, la reine de beauté est accusée d’avoir abandonné ses fonctions et d’avoir refusé, à plusieurs reprises, de prendre part à des activités officielles, notamment celles organisées avec des partenaires stratégiques tels que Canal 2 International. Le COMICA évoque également un différend autour d’un véhicule mis à la disposition de la Miss, dont elle détiendrait seule les clés et qui aurait été restitué dans un état jugé insalubre.
De son côté, Josiane affirme que le comité ne lui aurait pas versé ses émoluments des mois de décembre et janvier, précisant toutefois qu’elle ne s’est pas rendue à son lieu habituel de retrait. Le COMICA soutient pour sa part que ce manquement ne saurait justifier l’absence prolongée de la Miss à ses obligations statutaires.
Le comité souligne par ailleurs n’entretenir aucun lien avec la vie privée de la Miss et affirme avoir été empêché d’utiliser son image à des fins institutionnelles. Il reproche également à l’intéressée des propos jugés irrespectueux à l’endroit de la présidente du COMICA ainsi que le blocage de certains membres de l’organisation.
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Face à cette situation, un ultimatum de cinq jours a été fixé afin que la Miss Cameroun se présente et fournisse des explications jugées recevables. À défaut, elle s’exposerait à une destitution et au remboursement d’environ 13 millions de FCFA correspondant aux investissements réalisés, notamment dans des actions sociales au Nord du pays et une participation à une compétition internationale.Cette affaire, inédite par son ampleur, relance le débat sur la gouvernance du concours Miss Cameroun, la protection des titulaires du titre et la clarté des obligations contractuelles liant les Miss au comité organisateur.
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