8 Mars à Yaoundé : Le triomphe de l’engagement féminin au Boulevard du 20 Mai

Les Femme dans toute leur splendeur

Sous l’égide de la Première Dame Chantal Biya, la 41ᵉ édition de la Journée Internationale des Droits de la Femme a donné lieu à une démonstration de force et d’unité nationale ce dimanche. Entre solennité républicaine et ferveur populaire, les femmes camerounaises ont réaffirmé leur rôle central dans l’émergence du pays.

L’image est forte et restera gravée dans les annales de cette année 2026 : une marée humaine, parée de l’uniforme de la solidarité, défilant avec une précision métronomique devant la tribune officielle du Boulevard du 20 Mai. Dès les premières heures de la matinée, Yaoundé a vibré au rythme de la 41ᵉ Journée Internationale des Droits de la Femme (JIDF). Présidée par la Première Dame, Madame Chantal Biya, la cérémonie a rassemblé le gotha administratif et politique du pays, notamment le Ministre d’État Jacques Fame Ndongo et la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), Marie-Thérèse Abena Ondoa.

Une vitrine de la mixité professionnelle

Le défilé, qui a duré plus de trois heures, n’était pas seulement une parade esthétique. Il a servi de baromètre à l’intégration des femmes dans les secteurs les plus stratégiques de l’État. Des unités d’élite du Ministère de la Défense (MINDEF) et de la Sûreté Nationale, aux cadres techniques de la CENAME (Centrale Nationale d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels) et du MINFI, chaque passage a été salué par les acclamations nourries des membres du Gouvernement.

Cette mobilisation illustre une mutation profonde de la société camerounaise. En 2026, la présence des femmes dans les corps de métiers dits « masculins » n’est plus une exception, mais une norme consolidée par des politiques publiques volontaristes. Les institutions comme la SOPECAM, la CRTV ou encore l’Imprimerie Nationale ont démontré, par la densité de leurs rangs, que le moteur de la communication et de l’administration publique repose largement sur des épaules féminines.

Au-delà du défilé : Le plaidoyer pour l’autonomisation

Si l’ambiance était festive, le rappel historique effectué lors de l’ouverture a replacé l’événement dans sa dimension politique. Le 8 mars au Cameroun demeure une journée de revendication pour l’égalité des chances. La Ministre Marie-Thérèse Abena Ondoa a souligné les avancées significatives en matière de scolarisation des filles et d’accès aux postes de décision, tout en rappelant les défis persistants liés à l’autonomisation économique en zone rurale.

Le clou de la journée a été le départ de la Première Dame pour l’hôtel Hilton de Yaoundé. Dans ce cadre plus intime mais tout aussi symbolique, Madame Chantal Biya a offert un déjeuner à ses convives, transformant ce moment de partage en un espace de dialogue entre les femmes leaders et les citoyennes engagées. Ce geste, devenu une tradition, souligne l’approche de la « maman nationale » : allier l’éclat diplomatique à la proximité sociale.

Un impact socio-économique majeur

Au-delà de la tribune, c’est toute l’économie locale qui a bénéficié de cette 41ᵉ édition. Des secteurs de la couture, avec la confection des milliers de pagnes officiels, à l’hôtellerie et la restauration, la JIF s’impose comme un catalyseur économique annuel. Elle rappelle que la femme camerounaise est, plus que jamais, le « socle » sur lequel se construit la résilience et le développement du pays.

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